Argentine: Pourrait –elle manquer de Malbec ?
Pour faire face Ă la demande qui ne cesse d’accroĂ®tre depuis ces dernières annĂ©es, les exportateurs de vins argentins ont dĂ©veloppĂ© leur capacitĂ© de production de Malbec. Le Pari pour l’annĂ©e 2010 est que la demande des marchĂ©s externes continue au mĂŞme rythme ou Ă un rythme supĂ©rieur de 15%.
Suite à cette nécessité et cette urgence d’accroître les plantations de Malbec, la production n’a pas réussi à rattraper la demande, de nombreux producteurs ont été dans l’obligation de se servir des stocks de manière imprévue !
Cette année la situation est très préoccupante, une demande de Malbec qui croît de 15% face à une capacité de production qui augmente en moyenne de 4% à l’année. De plus, on note une importante baisse de la production de Malbec entre 30 et 40%, qui est la conséquence du décalage des plantations ainsi que des mauvaises conditions météorologiques qui ont affaibli les récoltes.
Il est également important de souligner que les accords signés avec des entreprises du marché extérieur auraient tendance à inciter les producteurs à privilégier les exportations au détriment du marché intérieur si la production n’est pas suffisante. Cette diminution de l’offre sur le marché interne aurait comme effets pervers de gonfler les prix et d’affecter la consommation interne.
Cette situation engendre aussi de nouvelles préoccupations pour quelques exportateurs. « Les marchés internationaux sont très rigides et lorsque l’on affirme sur l’étiquette que le vin est Malbec, cela doit être 100% de cette variété » L’inquiétude est donc que quelques opportunistes tentent d’ajouter d’autres variétés, ce qui pourrait porter préjudice à toute la vitiviniculture. « Nous avons gagné les marchés extérieurs sur la base du sérieux et de la qualité, deux valeurs importantes que nous ne pouvons pas perdre »
Les prévisions pour l’année 2011 sont donc préoccupantes pour satisfaire pleinement la demande extérieure. Les producteurs ont effectué des efforts considérables en matière de capacité de production, mais cela devrait être fructueux pour les prochaines récoltes à venir. Le pays vitivinicole doit faire face à deux phénomènes avant d’en tirer des bénéfices :
- Le décalage des plantations qui demandent du temps pour bien stabiliser la production et la qualité des raisins.
- La chute de la dernière récolte suite aux mauvaises conditions météorologiques n’a fait qu’empirer la situation.
Du 14 au 18 mars 2011





