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Archives pour la catĂ©gorie ‘interview’
Avec le projet Winefair nous sommes Ă l’Ă©coute des projets sympathiques mais aussi intelligents qui mixent internet et le monde de la production de bons produits issus des terroirs de France et d’ailleurs. Regioneo est un portail internet qui met en avant plus de 1500 producteurs et comme nous connaissons bien l’Ă©quipe derrière nous avons voulu en savoir plus sur le concept et l’offre. Jean-Tristan rĂ©pond donc Ă nos questions.
Peux-tu présenter en une phrase le principe de Regioneo ?
Regioneo est le portail français qui révèle la richesse et la diversité des savoir-faire locaux, région par région, et en permettant la vente directe aux consommateurs.
Est ce que l’on peut vendre aussi ses produits sur Regioneo ? Si oui comment est ce que cela se passe ?
Il faut d’abord bénéficier d’un statut particulier : si vous n’avez pas de société, il faut à minima être auto-entrepreneur. Ensuite tout le monde peut vendre ses produits, du moment qu’ils sont français et qu’ils répondent à notre charte de qualité. Puis il suffit de donner la composition du produit, de prendre des photos alléchantes de raconter votre histoire… et surtout de fixer vous-même le prix !
Aujourd’hui vous avez presque 1500 producteurs de prĂ©sents dans le site, il reste encore beaucoup de producteurs en France, comment faites-vous pour les approcher et combien pensez vous prĂ©senter de producteurs sur le site ?
Différentes actions commerciales sont mises en place : nous démarchons les producteurs pour leur proposer nos services, et pour tisser des liens privilégiées, nous les rencontrons sur des salons ou directement sur leur exploitation à travers des tournées organisés par nos commerciaux.
Combien cela coute d’ĂŞtre prĂ©sent sur Regioneo? Y a t-il des offres packagĂ©es ?
La première offre est gratuite, car notre mission est de faire ressortir sur internet le meilleur des régions françaises.
Ensuite, si le producteur souhaite faire apparaitre plusieurs produits avec des redirections vers son site internet, nous avons une offre « visibilité ». Mais notre cœur de métier est bien sûr de permettre aux producteurs de vendre en ligne, à travers la boutique Regioneo, 1 produits en vente coutera X€ au producteurs, et ensuite c’est au prorata du nombre de produits proposés.
Comment est ce que tu présentes votre offre qui est exclusive pour internet à des personnes qui ne sont pas forcément connectées comme les producteurs ? Quels avantages mets tu en avant ?
Regioneo offre tout d’abord de la visibilité aux produits de nos terroirs, et en fonction des souhaits du producteur il peut permettre sa vente via un site internet. Ici nous mettons en avant le côté alternatif du circuit court de distribution. Autre chose : l’adresse et le numéro de téléphone des exploitations sont aussi indiqués sur l’ensemble des boutiques, afin de permettre la vente directe à l’exploitation.
J’ai vu que vous aviez des vignerons aussi quelle est votre stratĂ©gie sur cet univers qui nous intĂ©resse tout particulièrement ?
Le vin est un secteur très porteur sur internet, nous avons décidé de jouer la carte de l’originalité en présentant par exemple des apéritifs au kiwi, ou de la mousse de rhubarbe.
Nous avons également une sélection de vin plus classique, de part la demande des consommateurs.
Tu as pu regarder le site de Winefair que penses-tu de ce type de salon virtuel Ă 100% sur Internet ?
Il est clair qu’internet offre de fortes possibilités à l’international à moindre coût pour l’ensemble des producteurs & donc les producteurs de vin. C’est une idée intéressante que nous sommes impatients de découvrir en « vrai » ! Plus que 10 jours J
Pour retrouver Regioneo et ses producteurs c’est sur cette page ou encore sur leur blog .
interview
producteurs , régioneo
Olif est un blogueur qui officie sur leblogdolif.com depuis maintenant quelques annĂ©es, en toute indĂ©pendance cet amateur Ă©clairĂ© partage ses dĂ©gustations et ses impressions sur des vins. La lecture de son blog nous a donnĂ© envie d’en savoir un peu plus sur cet homme du Jura!
Sur votre blog, (leblogdolif.com) votre phrase d’introduction est « Le parcours gustatif d’un terroiriste hĂ©doniste Jurassique’ est ce que c’est un message de mise en garde pour le lecteur, un positionnement Ă©ditorial que vous voulez marquer ou encore tout autre chose?
Ce clin d’Ĺ“il en forme de sous-titre ne constitue que la justification de ce blog Ă mes yeux. Il relate mon propre cheminement vis Ă vis du vin, ma vie d’amateur qui cherche Ă ne rien imposer au lecteur. A chacun d’effectuer son propre parcours, sans se laisser (trop) influencer par qui que ce soit, mĂŞme si, au dĂ©but, tout amateur a besoin de repères. Il faut goĂ»ter le vin, frĂ©quenter les vignerons, tenter d’apprĂ©hender les terroirs, mais surtout se faire plaisir et se forger sa propre expĂ©rience, en profitant de celle des autres. C’est ça, le terroirisme hĂ©doniste! Jurassique, c’est facultatif, ça dĂ©pend des origines gĂ©ographiques.
Dans la vraie vie quel est votre métier?
Je suis gynĂ©cologue Ă Pontarlier, la capitale du Haut-Doubs et de l’absinthe. Le vin, l’absinthe et les femmes, what else?
Vous tenez votre blog depuis le 31 mai 2005, soit presque au début du phénomène Blog, alors pourquoi avoir quitté les forums pour ouvrir ce blog?
HoulĂ ! Sujet Ă©pineux! Disons que les forums ne correspondaient plus vraiment Ă mon mode d’expression et Ă mes envies. Cette communautĂ©, soit-disant ouverte Ă tous, a eu vite fait de se transformer en cercle d’initiĂ©s, nĂ©cessitant des règles assez strictes de fonctionnement pour ne pas sombrer dans les dĂ©bordements. On s’y querelle facilement et on tourne vite un peu en rond. La blogosphère n’est pas confrontĂ©e Ă ce genre de problème. C’est Ă©galement un espace communautaire, mais cloisonnĂ© et personnalisĂ©, qui incite peut-ĂŞtre moins Ă l’interactivitĂ©, mais, depuis l’avĂ©nement de Facebook et des rĂ©seaux sociaux, ça explose, et la complĂ©mentaritĂ© joue Ă plein. Chacun dans sa chambre, avec une fenĂŞtre ouverte sur le monde. Ça me convient plutĂ´t bien, comme mode de fonctionnement, finalement.
Vous avez une recette pour tenir dans la durée? Est ce que parfois vous avez envie de tout arrêter?
La recette, je n’en ai pas. Ce qui me motive, c’est l’envie, en fait. Et le plaisir. J’ai des fois des gros coups de mou, sans vĂ©llĂ©itĂ© d’Ă©criture, et puis, un dĂ©clic, une belle rencontre, une belle bouteille, et c’est reparti. Les retours positifs, de la part des amateurs ou des vignerons, sont Ă©galement un moteur stimulant. Mais, au final, ce n’est pour moi qu’une passion et du plaisir. Donc, tant que j’en prends, j’essaie d’en donner…
Un blog c’est un vrai investissement personnel, vous y passez beaucoup de temps par semaine?
Un blog, quel que soit le sujet dont il traite, c’est avant tout l’envie d’Ă©crire. Et de s’exposer en publiant ses Ă©crits, Ă destination du monde entier, susceptible de les lire. Des fois, ça ne dĂ©passe pas les limites de son quartier. Tout dĂ©pend de quel sujet on traite. Mon lectorat est plutĂ´t international et ciblĂ© « amateur de vins exigeant », sauf quand la presse locale s’intĂ©resse Ă ce que je fais, auquel cas on me reconnait dans ma rue. Mon rythme de croisière, c’est 2 billets par semaine. Des fois plus, des fois moins. Certains sont longs Ă Ă©crire, d’autres courts. En moyenne, je passe deux bonnes heures sur le Net tous les soirs. En rentrant du travail, lorsque je ne suis pas occupĂ© Ă dĂ©guster! Comme ça, au moins, je ne suis pas devant la tĂ©lĂ©!
Comme beaucoup vous avez une page Facebook, comment utilisez vous ces rĂ©seaux sociaux gĂ©nĂ©ralistes? On ne parle pas souvent de rĂ©seaux sociaux spĂ©cialisĂ©s dans le vin, pensez vous qu’il y ait un intĂ©rĂŞt pour ces types de support?
Facebook, c’est un relais intĂ©ressant. Twitter probablement aussi, mais j’avoue que j’ai plus de mal Ă me faire au canari. MĂŞme si j’aime la concision, 140 caractères, c’est un peu juste pour moi. L’intĂ©rĂŞt de ces supports, c’est principalement la mise en rĂ©seau vers un public ciblĂ©. Le revers, c’est que lorsqu’ils seront totalement envahis par de la pub ou des sollicitations commerciales, ce qui est en train d’arriver doucement, notamment sur FB, ils deviendront rapidement invivables. Des rĂ©seaux spĂ©cialisĂ©s dans le vin, ça risque de tourner vite en boucle, non?
Vous rencontrez beaucoup de professionnels du vin, que pensent-ils des blogs comme le votre et d’internet en gĂ©nĂ©ral?
GĂ©nĂ©ralement, les retours sont bons, de la part des vignerons, voire des cavistes ou des sommelier s, mĂŞme si la rĂ©serve est souvent de mise, de prime abord. « Ah! oui, vous ĂŞtes amateur? C’est intĂ©ressant! Et Ă part ça, vous faites quoi dans la vie? » A mon sens, c’est bien que l’amateur s’exprime, de façon spontanĂ©e, mais c’est encore mieux lorsqu’il le fait de façon « pro », c’est Ă dire en ne balançant pas n’importe quoi sans ĂŞtre sĂ»r de ce qu’il avance et ĂŞtre capable d’argumenter le cas Ă©chĂ©ant. Les professionnels du vin pardonneront volontiers la naĂŻvetĂ© et la candeur de l’amateur, mais ils n’excuseront pas les jugements Ă l’emporte-pièce, par ignorance et manque de connaissance. La modestie et l’humilitĂ© sont la clĂ© de tout, dans beaucoup de domaines.
Après, si dans cette notion de professionnels du vin, vous incluez les pseudo-gourous de la presse et de la critique vinique française, je veux bien prendre un joker. Il est plutĂ´t rare que je dĂ©guste avec ces gens-lĂ , en fait. Nous n’appartenons plus au mĂŞme monde du vin.
Dans 10 ans comment imaginez vous la sphère vin sur Internet? Est ce que tous les vignerons et propriétaires auront un site, un blog ou bien une page facebook?
Dans 10 ans? Vous ĂŞtes sĂ»r que Facebook existera encore? Heureusement, le vin se fait d’abord Ă la vigne et pas sur le Web. Pour tous les vignerons rĂ©fractaires Ă Internet, qui ne s’y sont pas dĂ©jĂ mis, c’est Ă©videmment trop tard. S’ils travaillent vraiment bien, par contre, ils peuvent compter (entre autres) sur les blogueurs amateurs pour les supplĂ©er dans ce domaine.
Vous avez l’air d’aimer la cancoillotte, si vous deviez choisir un vin qui ne soit pas un vin du jura vous choisiriez quoi?
Pour se marier avec la cancoillotte? Un vin qui ne soit pas du Jura? Alors, ce sera un Fendant du Valais, cuvĂ©e PrĂ©sident Troillet 2009 de Marie-ThĂ©rèse Chappaz. MinĂ©ral, tonique et Ă©picĂ©, pour s’allier Ă l’onctuositĂ© du fromage. GoĂ»tĂ© et apprĂ©ciĂ© justement le week-end dernier, in situ, en Valais, au cours d’un parcours santĂ© dans les coteaux de Fully. A dĂ©faut, une Tâche 2009 de la DRC, quand elle sera commercialisĂ©e. Mais alors pas Ă chaque tartine!
Dans quelques semaines aura lieu le premier salon virtuel des vins sur Internet winefair.com, est ce que vous allez y aller?
Non, ce n’est pas inscrit Ă mon programme (dĂ©solĂ©, je dĂ©couvre seulement!) et c’est trop tard pour le (wine)faire. Moi, vous savez, je ne suis qu’un Ĺ“no-communicant amateur. Mon business Ă moi, c’est plutĂ´t les femmes …
Merci Olivier pour vos rĂ©ponses et le temps que vous nous avez consacrĂ©! J’espère bien vous voir sur winefair.com pendant le salon car il est encore temps de s’inscrire (les inscriptions seront closes Ă la fin du salon). Et on me dit qu’il y aura plein de femmes
Pour retrouver Olif c’est sur son blog leblogdolif.com , ou encore sa page facebook ici .
interview
olif
Voici une autre jeune femme qui elle aussi manie le blog comme une vraie professionnelle. Miss Vicky Wine apporte une note de fraicheur dans cette univers du vin. En parallèle de sa prĂ©sence en ligne elle organise des dĂ©gustations dĂ©complexĂ©es de vin. Tout ceci nous a donnĂ© envie de mieux connaitre Miss Vicky Wine…
Peux tu te prĂ©senter en quelques mots (qui es tu, d’oĂą viens tu, que fais tu?)
Ici Vicky Wine, Miss Vicky Wine.
Parisienne avec un bout de coeur dans le beaujolais, je suis un sang mĂŞlĂ© de vin : un bon gamay de Fleurie. Depuis quelques mois j’ai dĂ©cidĂ© d’affirmer cette origine et organise des Ă©vènements qui cĂ©lèbrent le plaisir du vin : les Vicky Wine Tastings.
La semaine prochaine, je pars Ă San Francisco puis Walla Walla et New York pour lancer le premier vin de la gamme Miss Vicky Wine: un Fleurie. Affaire Ă suivre lors de la Wine Fair 2010 !
Tu as un blog qui s’appelle comme toi (ou l’inverse je ne sais plus), de quoi parles tu sur ce blog? Pourquoi Ă©cris tu en anglais d’ailleurs!
Mon blog parle du vin et des plaisirs qui l’accompagnent. J’y raconte mes dĂ©gustations et quelques aventures. Tout est parti d’un rĂŞve californien, du jour ou je pensais que le bonheur ne se trouvait que sur la cĂ´te ouest, avec un prince et un vignoble ensoleillĂ©. Ecrire en anglais, ça m’aide Ă m’Ă©vader. Pourtant aujourd’hui je me sens parisienne jusqu’au bout des orteils et mĂŞme si je traverse souvent la frontière pour goĂ»ter les jus voisins, j’aime rentrer. Enfin… ne me demandez donc plus pourquoi j’ai choisi l’anglais ou pourquoi la première bouteille de Miss Vicky Wine sera ouverte Ă San Francisco … Quand le rĂŞve devient rĂ©alitĂ©, pourquoi s’en priver ?
Ecrire en anglais, ça me permet aussi d’ĂŞtre lue par les amoureux du vin du monde entier. MĂŞme si les français ont beaucoup râlĂ© au dĂ©but, ça ne choque plus aujourd’hui. L’anglais est une langue ouverte, celle du voyage et de la rencontre. Ca m’a permis de m’exporter sans difficultĂ©, de partager et traverser les frontières Ă©trangères avec mes Vicky Wine Tasting dans la valise.
Une fois par mois tu rĂ©unis des personnes dans un cadre conviviale pour faire dĂ©couvrir des vignerons et leurs vins, peux tu nous expliquer d’oĂą te vient cette idĂ©e?
Oui, ce sont les Vicky Wine Tastings ! Je pensais ouvrir un bar Ă vin… et puis j’avais envie de voyager et de faire dĂ©couvrir les vins qui me font rĂŞver sur le chemin. C’est aussi une bonne manière de faire changer l’image du vin, souvent trop sĂ©rieuse et Ă©litiste. Finalement le concept du Vicky Wine Tasting c’est celui d’un bar ambulant, dĂ©tendu avec un esprit gourmand et dĂ©complexĂ©. Chaque fois c’est un thème diffĂ©rent (les vins de Bourgogne, les vins anglais..) dans une de mes villes prĂ©fĂ©rĂ©s : Paris, Lyon, Londres, Madrid … et d’autres Ă suivre !
La sĂ©lection est faites de mes dĂ©couvertes et de mes rencontres avec les vignerons qui sont toujours invitĂ©s. Ca permet une rencontre directe avec le consommateur dans un cadre ouvert Ă l’Ă©change, avec beaucoup de spontanĂ©itĂ©.
D’ailleurs tu as organisĂ© combien d’Ă©ditions?
Une petite dizaine Ă Paris, 2 Ă Lyon, 2 Ă Londres, une Ă Madrid… et plein de projets Ă venir. On a pas fini de Vicky Winer !
Donc si je rĂ©sume tu Ă©cris sur un blog, tu organises des dĂ©gustations et tu vas lancer une marque de vin c’est bien cela?
Dur de mieux résumer, perfect !
Peux tu nous en dire plus sur ce vin, comment l’as tu dĂ©fini sur le papier? As tu pu le gouter dĂ©jĂ ?
C’est le premier vin de Miss Vicky Wine qui met Ă l’honneur le beaujolais de ma famille : le château des Moriers. Alors… Pour l’avoir goĂ»tĂ© … Oui bien sĂ»r, ça fait dĂ©jĂ une vingtaine d’annĂ©e qu’il coule dans mes veines ! C’est un Cru renommĂ© du beaujolais: le Fleurie, Charmant, charmeur, c’est son cĂ´tĂ© fĂ©minin qui vous convaincra.
SĂ©duisant par sa fraĂ®cheur florale et gorgĂ© de fruit, il est dĂ©licat, fragile aussi. C’est le millĂ©sime 2007 qui honnorera ma première cuvĂ©e. Fun et sexy, ce Fleurie est un vin Ă©lĂ©gant mais aussi dĂ©complexĂ©, qui se boit entre amis ou Ă la chandelle. Classe et effrontĂ©, il sĂ©duira les palais sensibles Ă la douceur d’une peau bronzĂ©e et au plaisir des jupes d’étĂ©. Je le bois aussi en hiver, sur la soupe ou sous la couette. Pourquoi se priver ?
Si tu Ă©tais sur une ile dĂ©serte tu emporterais une caisse de …? Pourquoi ce vin et pas un autre?
Miss Vicky Wine 2007…Quelle question Surtout que sur une Ă®le dĂ©serte il fait chaud, que le Fleurie est un vin lĂ©ger et que son image dĂ©tendue et sexy colle parfaitement Ă celle de l’Ă®le dĂ©serte. SĂ©duction des hindigènes assurĂ©e ! (si jamais il en reste un derrière un palmier )
Miss Vicky Wine est un pseudo, quelle est l’histoire de ce pseudo et pourquoi retrouve t on toujours le fameux canard partout oĂą tu passes?
Ca vient d’Anne-Victoire, mon prĂ©nom, qui aurait fait un peu long pour un nom de blog, non ? et de « Wine », ou « Vin » en anglais. Ca paraissait logique : je suis Vicky, je parle du vin, je parle anglais. MĂŞme si on me dĂ©couvre facilement dans ce personnage, il Ă©voque surtout jeunesse et fraĂ®cheur : le vin avec plaisir pour tous.
Le canard c’est le second degrĂ©s, ce qui manque souvent dans le vin ! Il fait sourire, rappelle le jeu, le plaisir, la naĂŻvetĂ© avec une touche de malice. Puis, c’est bavard et plutĂ´t joyeux un canard. C’est un symbole qui me plaĂ®t.
Imagines que tu rencontres un vigneron comment lui expliquerais tu l’importance d’avoir une prĂ©sence en ligne (internet donc)?
Ceux qui ne boivent plus de vin et ceux qui sont le plus branchĂ©s sur les rĂ©seaux sociaux, ce sont les mĂŞmes. Etre sur Internet, c’est le meilleur moyen de parler Ă une communautĂ© de connectĂ©s : intĂ©ressĂ©e, prĂŞte Ă Ă©changer mais perdue dans le monde du vin qui n’a plus les mĂŞme codes de communication. Si ce n’est pas eux qui ouvriront vos grimoires, c’est Ă vous de venir vous exhiber sur leur source de savoir.
De ce que tu en as vu, que penses tu du concept winefair.com?
VoilĂ encore une bonne initiative pour permettre aux vignerons et aux buveurs connectĂ©s de se rencontrer ! J’ai hâte de circuler dans votre monde virtuel ! Tout le monde n’a pas le temps et les moyens de se rendre sur un salon. Ce sont les hommes d’affaire affairĂ©s, les curieux Ă la recherche du vin rare ou les surfers invĂ©tĂ©rĂ©s qui vont pouvoir ĂŞtre au mĂŞme endroit et Ă©changer avec les vignerons de la terre entière. Une bonne raison d’y participer ! Et puis un vin c’est une saveur et un plaisir en bouche mais aussi une histoire. MĂŞme si le verre nous Ă©chappera des mains, c’est une bonne manière d’en trouver un !
Merci Anne-Victoire pour ces informations et bonne chance pour le lancement de ton vin! Pour suivre son blog c’est ici , son twitter @VickyWine et son facebook . Notez que l’on pourra retrouver Miss Vicky sur Winefair!
Photo Facebook de miss vicky wine
interview
château des Moriers , Fleurie , Miss Vicky Wine , Vicky Wine Tastings , Walla Walla
Nous continuons notre sĂ©rie d’interviews de dĂ©couverte de ceux qui mettent Ă©lĂ©gamment le vin en avant sur internet avec Emmanuel Delmas qui avant d’ĂŞtre blogueur sur Sommelier Vins est avant tout un vrai sommelier.
Emmanuel, peux tu te prĂ©senter en quelques mots (qui es tu, d’oĂą viens tu, que fais tu…)
Emmanuel Delmas, j’ai Ă©tĂ© 15 annĂ©es durant, sommelier . Ayant officiĂ© chez Guy Savoy, Ă la Tour d’Argent, chez Ducasse au Plaza AthĂ©nĂ©e, Lasserre, et au Fouquet’s, notamment. Sans oublier un passage en Suisse et en Angleterre, entre 98 et 2000. VoilĂ 2 mois j’ai cessĂ© d’officier en restauration afin de me concentrer sur mes divers projets et partenariats. La ligne directrice restant de recrĂ©er le lien brisĂ© entre vignerons soucieux de qualitĂ© et consommateur.
Tu Ă©dites un blog Sommelier vins depuis quelques temps maintenant (depuis quand d’ailleurs?), mais pourquoi avoir montĂ© ce blog Ă l’origine?
Le Blog du Sommelier a vu le jour en Mai 2005. VoilĂ 5 ans dĂ©jĂ . A l’origine, il Ă©tait destinĂ© Ă aider quiconque Ă mieux servir le vin. Des astuces de service, en somme, afin d’accompagner le consommateur. Puis, les accords mets et vins ont vu le jour. Le blog a forcĂ©ment Ă©voluĂ© pour devenir, Ă raison de 3 articles par semaine, une plateforme destinĂ©e Ă mettre en avant les vignerons de talent que je rencontre directement chez eux. La vidĂ©o fait partie des supports que j’utilise. Attention, celui-ci ne peut qu’ĂŞtre complĂ©mentaire Ă un support Ă©crit. Conseils d’accords, donc, astuces de service, portraits de vignerons, vidĂ©os, critiques de caves, et de restaurants parfois…aussi des « coups de gueule »…650 articles Ă©ditĂ©s depuis ses dĂ©buts.
Le blog est un bel outil (j’en sais quelque chose) est ce que tu y passes beaucoup de temps quotidiennement?
Disons que le blog est certes prenant, environ 1 heure par jour. Mais il ne faut pas oublier, tout le travail considĂ©rable qu’il rĂ©clame en amont. Car je passe dĂ©sormais 4/5 jours par mois dans le vignoble.
Au total, je dois y consacrer 2/3 heures par jour, finalement. Un blog n’a de sens que si il est un lieu de partage, de tĂ©moignages, et de rencontres. Aller aux vignes, parler aux vignerons, relayer leur travail est vital pour eux et pour moi. J’ai besoin de dĂ©guster, de toucher la terre, de les Ă©couter, et d’essayer de bien comprendre. A leur contact, je me sens tout petit, modeste. En cela, le blog me rĂ©clame un temps fou, presque incalculable mais je crois qu’il recrĂ©e un petit peu le lien entre vignerons et consommateurs.
Tu utilises aussi beaucoup les rĂ©seaux sociaux, Facebook notamment, comment vois tu l’adoption de ces nouveaux supports par les professionnels du vin?
FaceBook est un outil devenu incontournable, mĂŞme si pour ma part, il ne reprĂ©sente qu’ 1% des lecteurs du blog. Au delĂ de cet aspect, il permet de tisser des liens, et de garder quelques contacts. EnormĂ©ment de vignerons, souvent nouvelle gĂ©nĂ©ration restent plus ou moins en contact avec ce mĂ©dia, car ouverts Ă ce type de rĂ©seaux sociaux. Toutefois, il faut savoir les utiliser efficacement et avec parcimonie, afin de vĂ©hiculer une image positive. N’oublions jamais que les rĂ©seaux sociaux ont un impact toutefois limitĂ©. Je ne crois pas en revanche, Ă la rĂ©cupĂ©ration des rĂ©seaux sociaux pour la crĂ©ation de « rĂ©unions » de dĂ©gustation virtuelle, ou autre. Pure perte de temps, mĂŞme si cela peut au mieux crĂ©er un buzz qui s’essouffle bien trop vite. Le vin, se vit au contact des vignerons, dans leurs terres, et la transmission commence par lĂ . Et pas autrement…
Le blog permet de recrĂ©er le lien entre vigneron et consommateur. FaceBook et Twitter ne sont qu’un outil complĂ©mentaire qui en facilite la transmission. Si le blog est pauvre en contenus de qualitĂ©, alors les rĂ©seaux sociaux relaieront un message creux.
Les supports sociaux, comme outils complémentaires à un vrai travail de fond sur le terrain, je dis OUI !
Quand tu rencontres un vigneron, lui parles tu aussi d’internet ou des rĂ©seaux sociaux? Ou bien t’en parle t il tout seul ou pas du tout?
Les vignerons que je rencontre, Ă©tant avant tout des amoureux de leur terre, ils sont bien trop occupĂ©s Ă la vigne pour se soucier des rĂ©seaux sociaux, ou mĂŞme d’internet. Le travail du vigneron est si prenant…mais certains rĂ©alisent qu’il faut vendre le vin. Alors, ils comprennent qu’ils devraient ĂŞtre plus actifs sur la toile vis Ă vis de leur site, ou blog. Que la prĂ©sence sur FaceBook n’est qu’un plus. Mais ils ont avant tout conscience que mĂŞme cet aspect lĂ reprĂ©sente un investissement rĂ©el. Or, après une grosse journĂ©e de labeur…ils ont bien du mal Ă se concentrer sur la toile.
Les vignerons sont souvent Ă©loignĂ©s du virtuel, car ancrĂ©s dans leur terre, le constater c’est mieux l’accepter, non ?
En parallèle de tes activités de conseil et de formation, tu travailles sur le projet de la chaine de TV dédiée au vin : Edonys, peux tu nous dire où en est ce projet car on lit beaucoup de choses sur le sujet mais rien ne vaut une information en provenance de la source!
La chaĂ®ne EDONYS sera la chaĂ®ne des plaisirs de la vigne et du vin. Du vin dans tous ses Ă©tats.Nous voulons avant tout partager notre passion. La chaĂ®ne mettra en scène tous les acteurs de la filière vin. Sans Ă©litisme, sans exception. Elle sera la chaĂ®ne de tous. Pour 3,90 € par mois, le tĂ©lĂ©spectateur pourra s’informer, se distraire, s’Ă©duquer Ă la consommation responsable. Les temps forts de la chaĂ®ne seront les dĂ©gustations interactives, les dĂ©bats, et mĂŞme peut-ĂŞtre, Ă l’avenir, des Ă©missions de tĂ©lĂ©-rĂ©alitĂ© intelligente. Pour le moment, le projet avance bien, nous travaillons de concert avec Jean Michel Peyronnet et Julien Dumont sur les programmes. Des pilotes seront tournĂ©s dans les semaines Ă venir. Actuellement, nous sommes Ă la recherche d’investisseurs et restons donc ouverts aux propositions.
Concernant la loi Evin, nous n’avons absolument aucune inquiĂ©tude dans la mesure, oĂą nous sommes « courtisĂ©s » par quelques pays limitrophes qui semblent heureux d’accueillir un projet aussi valorisant qu’EDONYS. Nous ressentons tous notre responsabilitĂ© et les attentes inhĂ©rentes Ă une telle chaĂ®ne, mais quelle motivation cela nous donne !
Dernière question, winefair.com est le premier salon du vin sur internet que penses tu du projet et du concept?
Le Wine Fair est un salon devenu incontournable. J’ai d’ailleurs souvenir d’y avoir passĂ© 3 jours en 2001, alors que j’officiais chez Ducasse. Je ne rĂ©alise pas encore le poids de ce site virtuel, mais vais m’y intĂ©resser, car l’idĂ©e est très novatrice. Evidemment, la perception du vin sans sa dĂ©gustation reste terriblement compliquĂ©e ! Pour le moment, le concept me semble un peu …abstrait. J’attends de voir…avant de me prononcer.
Merci Emmanuel pour tes réponses à nos questions pas souvent si faciles!
Pour retrouver Emmanuel vous pouvez suivre son blog Sommelier Vins , son twitter ou encore son profil facebook !
CrĂ©dit photo facebook d’Emmanuel Delmas
interview
Ducasse , Emmanuel Delmas , Fouquet's , Guy Savoy , Lasserre , sommelier
Connaissez vous Fabrice Le Glatin? Peut ĂŞtre pas sous ce nom mais vous devez connaitre VinSurVin qui est plus son nom de scène sur Internet. Fabrice blogue depuis 2006, cela fait de lui l’un des plus vieux blogueur vin de France (on parle de son blog pas de Fabrice!). Connaissant le blog VinSurVin nous avons voulu en savoir un peu plus sur Fabrice, voici donc un petit interview Ă dĂ©couvrir juste après la photo :
Fabrice, vous ĂŞtes blogueur depuis longtemps?
J’ai commencé VinSurVin 1.0 sur la plateforme blog de 20minutes.fr en mars 2006. VinSurVin 2.0 est né en janvier 2009.
Fabrice Le Glatin, c’est l’auteur de VinSurVin mais pas seulement, dans la vraie vie que faites-vous?
Je suis professeur d’anglais dans une ville de la banlieue ouest où l’on cultive du chardonnay et du sauvignon ! Et papa de deux adorables enfants.
Blogueur signifie quoi pour vous? Initialement pourquoi avez vous monté un blog sur le vin?
Avant tout, pour moi, bloguer, c’est écrire. Raconter mes voyages dans le vignoble, inventer des récits autour du vin et transmettre deux passions : l’écriture et le vin. Bloguer nécessite aussi une grande part d’imagination et de créativité, mais je n’ai pas à me forcer ! Sur VinSurVin, je m’efforce aussi de faire preuve de pédagogie car je m’adresse avant tout à un public de novices, au consommateur lambda. Démocratiser le vin serait un peu mon « motto ». C’est pour toutes ces raisons que j’ai créé VinSurVin. Et puis, chemin faisant, j’ai eu la chance de vivre de grandes expériences autour du vin, ce qui me permet d’étoffer mon blog.
4 ans après qu’est devenu VinSurVin? Est ce que le ton Ă changĂ©, est ce que vous parlez maintenant de choses que vous n’Ă©voquiez pas avant?
Le ton a toujours été décalé, et il le reste : la chronique qui raconte la journée que j’ai passée chez Bollinger à Ay en compagnie d’Olivier Poussier (meilleur sommelier du monde en 2000) en témoigne. Je n’ai pas pour vocation de me prendre au sérieux et de ne m’adresser qu’à des professionnels. J’ai toujours évoqué des sujets très variés et je continue d’abonder dans ce sens. La différence est qu’aujourd’hui, j’ai la chance de déguster des vins de très grandes qualités, dotés de personnalités qui sortent du lot. Je rencontre aussi des acteurs important du vin et si cela peut intéresser mes lecteurs, alors j’en parle.
Sur le blog, est ce que vous vous fixez des règles de conduite comme une frĂ©quence d’Ă©criture, une longueur de texte,…
La chronique consacrée à la soirée que je n’ai pas passée dans les hangars de Auchan au Kremlin-Bicêtre montre que je peux aller assez loin ! En revanche, je ne me fixe pas de règle quant à la fréquence d’écriture. Ecrire, c’est un besoin chez moi. Dès que je n’ai pas chroniqué depuis quelques jours, je suis en manque ! En revanche, la grande quantité de chroniques sur le blog fait qu’il y a du contenu, de quoi occuper mes lecteurs, donc je en me mets pas la pression ! La longueur des posts ? Rarement en-dessous de trois paragraphes !
Vinsurvin vous prend beaucoup de temps par semaine?
Je suis pas du genre « rapide ». Un post me prend au moins trois heures : en dehors de la rédaction à proprement parler, je prends des photos, je fais des montages et la relecture prend du temps. Par ailleurs, il y a la gestion des mails, les sollicitations en tout genre… ça aussi ça prend du temps !
En plus du blog vous avez lancĂ© les concepts de Tupperwine, pourquoi un passage dans la vraie vie, le web cela n’est pas bien?
Les TupperWine, c’est le passage de la théorie à la pratique, du virtuel au réel. Parler du vin, c’est bien, le déguster, c’est mieux ! Les vignerons cherchent de plus en plus à communiquer sur leur vin, alors, lorsque je les invite à venir nous parler de leur vin, ils n’hésitent pas. Et puis, les gens, et notamment les parisiens, sont de plus en plus attirés par le vin. Il y a donc une vraie demande, un vrai intérêt de part et d’autres. Les TupperWine sont également l’occasion de vivre des expériences très drôles, comme lorsque Benoît Tarlant dégorge un champagne sur une boutique dans une rue du très chic VIIème arrondissement où quand Martine Becker nous fait un TupperWine vitesse grand V ! J’insiste aussi sur le fait que les TupperWine sont gratuits, bien que je me rends compte que, dégustations et « cours » de dégustation se développant, des gens sont prêts à payer pour boire des vins médiocres. Il y a donc encore du chemin à faire pour les éduquer au vin.
Quels sont vos prochains projets sur le vin, on me dit dans l’oreillette que vous avez lancĂ© une application Iphone appelĂ©e winetage?
Winetage, c’est une appli bien pratique sur l’Iphone : trouver un caviste dans Paris avec une sélection de flacons bus et approuvés par mes soins ; une carte des millésimes ; des accords mets et vins… personnellement, j’en suis très content.
Les projets ? Une fête du vin sur les bords de Seine été 2011 (je croise les doigts) ; un magnifique TupperWine sur la péniche le Six-Huit avec l’immense Alfred Tesseron, de Pontet-Canet ; la continuité de mon association avec les Vignerons Indépendants lors des deux salons à Paris. Et puis des choses qui me trottent dans la tête…
Je vous ai prĂ©sentĂ© le concept du salon winefair.com que pensez vous de ce genre d’initiative?
L’idée d’un salon virtuel le me semble intéressante en dépit du fait que les vins ne peuvent être dégustés, ce sont les limites du net. Mais, les « tchats », les visioconférences peuvent déboucher sur des projets intéressants pour les acteurs du vin. Tout le monde n’a pas la possibilité de se déplacer à Paris ou à l’étranger (acheteurs comme vendeurs), alors s’ils peuvent se réunir le temps de quelques jours sur un seul et même espace, soit-il virtuel, c’est tout bénef pour tout le monde. Tout projet ayant pour but de faire découvrir le vin français au plus grand nombre et à l’étranger sont à encourager.
Merci Fabrice pour ces réponses en toute franchise.
Pour suivre Fabrice c’est sur http://vinsurvin-blog.com/
interview
blog , fabrice le glatin , vinsurvin , vinsurvin-blog.com
Aujourd’hui nous vous proposons de dĂ©couvrir (si vous ne la connaissez pas encore) AurĂ©lia Filion qui anime l’un des podcasts sur le vin en version française. AurĂ©lia est basĂ©e au Quebec et prĂ©sente en vidĂ©o chaque semaine des vins Ă dĂ©couvrir, busurleweb est l’une des rĂ©fĂ©rences du genre sur Internet.
Voici un interview d’AurĂ©lia qui vous prĂ©sentera un peu les dessous de ce podcast.
AurĂ©lia, vous officiez dans le podcast bu sur le web mais vous ĂŞtes seule derrière ce site ou bien vous vous faite un peu aider quand mĂŞme pour les montages, les tournages…?
Ah ah… on va garder un peu de gĂŞne tout de mĂŞme ! Ce que je peux vous dire : nous sommes quatre derrière le projet. Ce que vous savez : j’anime busurleweb… pour le reste je dois parler Ă mon avocat
Ce podcast est relativement jeune (Ă l’Ă©chelle de l’internet je m’entends) comment expliquez vous son succès (ndlr : chaque vidĂ©o est vue entre 1000 et 4000 fois sur youtube)?
Je ne sais pas trop… j’aime penser que c’est une combinaison de plusieurs facteurs : contexte (busurleweb est arrivé au bon moment dans le milieu francophone – le concept de dégustation devant caméra était déjà fort chez les Anglophones), culture (une manière différente de penser le vin – basée principalement sur la (les) démarche(s) des vignerons), personnalité et idée du vin (une approche plus flexible voire plus sincère de la dégustation)
Vous êtes basée au Canada, est ce que vous pensez que cette localisation exotique (pour nous en France) donne un peu de piment au podcast?
J’espère que non. Mais ce n’est définitivement pas à moi à vous le dire. J’espère que les vidéos sont appréciées d’abord et avant tout pour le choix des vins/vignerons présentés. Sinon j’ose croire que ce qui donne un peu de piment en France en donne autant ici, c’est-à -dire la manière dont je réfléchie le vin, la manière dont je communique une esthétique de goût et je présente mon appréciation – extrêmement subjective des vins goûtés. D’ailleurs les vidéos sont (actuellement) plus vues au Canada/Québec qu’en France.
Vous aimez le vin c’est indĂ©niable mais d’oĂą vient cette passion? D’ailleurs on n’en parle pas souvent mais quel est votre vrai mĂ©tier dans la vraie vie?
J’aime le vin… mais pas n’importe lequel, j’aime les bouteilles-Ă©motions. Ma passion pour le vin vient de ma première dĂ©couverte avec les vins Ă©motions… qui m’ont fait rĂ©aliser Ă quel point ce milieu est diversifiĂ©, complexe, fou, et Ă©videmment Ă©motif. Dans la « vraie vie » je travaille dans le milieu du vin, j’ai fait partie pendant plusieurs annĂ©e de la brigade de sommelier s au restaurant le Club Chasse et PĂŞche Ă MontrĂ©al et j’ai une maison d’importation de vin au QuĂ©bec – oenopole (indĂ©pendante de busurleweb – ou l’inverse plutĂ´t !)
Aujourd’hui combien de temps passez vous sur le blog et Ă enregistrez les podcasts? Vous ĂŞtes vous fixĂ© des rythmes de publication prĂ©cis (histoire d’avoir une rĂ©gularitĂ© sur le blog)?
Pour l’instant, busurleweb est un rendez-vous bihebdomadaire ! : une vidéo chaque lundi et jeudi du mois. Et si je mets beaucoup de temps sur ce projet, je mets surtout beaucoup d’amour !
Concrètement et sans langue de bois, que vous apporte le blog à titre personnel et professionnel?
A titre personnel, un plaisir fou, j’adore le vin, j’adore animer… qu’est-ce que vous voulez de plus. Côté professionnel, j’espère changer le monde du vin… une bouteille à la fois. Donc tous les moyens sont bons pour y arriver
Quel conseil donneriez vous Ă un vigneron qui n’est pas prĂ©sent sur Internet et qui sait que tĂ´t ou tard il va devoir y aller?
Malgré ma notoriété sur le web, et compte tenus des vignerons que je respecte, je ne pense pas que le passage Internet soit une obligation. Au contraire je respecte davantage un vigneron qui a les mains liées à la terre que les mains liées à Twitter… c’est notre travail à nous (communicateurs, blogueurs, journalistes, distributeurs et autres acteurs médiatiques) de faire parler de ces vignerons qui travaillent fort pour qu’on puisse bien boire.
Merci Aurélia pour ces réponses!
Si vous souhaitez dĂ©couvrir AurĂ©lia et Busurleweb c’est Ă cette adresse : http://busurleweb.com/ . Voici d’ailleurs le dernier opus :
interview
aurélia filion , blog , busurleweb , podcast , vin
Chez Winefair on aime beaucoup les blogs autour du vin, vous me direz c’est normal on aime internet et le vin donc des blogs qui parlent de vin sont naturellement dans notre pĂ©rimètre d’intĂ©rĂŞt! Aujourd’hui nous souhaitions vous prĂ©senter Thomas de YouWineBlog .
On se connait depuis maintenant quelques années mais peux tu te présenter?
Oui, dĂ©jĂ 2 ans que 2803 (ndlr: 2803 est l’un des blogs Ă©ditĂ© par henri) nous soutient ! Je suis un autodidacte imposteur dans le monde du vin, oenologue amateur mais passionnĂ©, mais en revanche plutĂ´t expĂ©rimentĂ© en matière de communication puisque je dirige une agence depuis près de 10 ans et un cabinet de consulting depuis peu.
Peux tu nous en dire plus sur le projet Youwineblog, j’ai vu qu’il y avait plein de dĂ©clinaisons youwineworld, youwinecast… A quand le le Youwine tout court?
Youwineblog est une histoire de passion compulsive qui a vu le jour en quelques minutes avec mon associĂ© Sacha en 2007 : comme une vision commune immĂ©diate et limpide de notre positionnement dans le monde du vin que nous trouvions fascinant mais terriblement poussiĂ©reux. Notre idĂ©e ? CrĂ©er un mĂ©dia social du vin et de ses tendances, complètement en marge des codes traditionnels avec une approche branchĂ©e, ludique et dĂ©tendue pour une cible qui existe et qui consomme l’information : celle Ă laquelle nous appartenons en tant qu’amateurs Ă©clairĂ©s d’oenologie.
Il y a en effet toute une galaxie de marques et services dans la planète Youwine, qui reprĂ©sentent tous les services et supports que nous lançons au fur et Ă mesure que l’aventure grandit, le tout sous la bannière Youwineworld (la structure-mère).
Youwinecasts (les podcasts HD), Youwineblog (le blog historique), Youwinews (la newsletter mensuelle), LeGrandQuizz (nos jeux concours qui cartonnent !)… et bientĂ´t d’autres surprises
Initialement quel a Ă©tĂ© l’objectif de ce projet?
L’idĂ©e Ă©tait de pouvoir capitaliser sur nos savoir-faire professionnels issus de notre expertise en communication et dans le secteur du luxe pour crĂ©er quelque chose d’unique dans son approche et sa forme. Un dĂ©fi audacieux car crĂ©er un nouveau mĂ©dia est quelque chose de long, qui nĂ©cessite de gagner de la crĂ©dibilitĂ© dans ce secteur assez fermĂ©.
Nous ne voulions pas créer un simple outil 2.0, mais se positionner en observateurs de ce qui se passe dans le monde du vin avec un regard différent et un discours décalé.
Est ce qu’avec le recul vous (Sacha et toi) vous ĂŞtes content du rĂ©sultat?
Nous sommes très franchement Ă©tonnĂ©s du succès que nous rencontrons ! plus de 700% de croissance pour notre audience en Ă peine 2 ans d’existence. Des dizaines de partenaires nous font confiance pour annoncer chez nous, la blogosphère nous accueille toujours sympathiquement, et, notre plus grande fiertĂ© quand les acteurs du mĂ©tier nous reconnaissent en criant « Tiens, voilĂ les You’s !!! on va se marrer ». AgrĂ©able… !
Est ce que vous ĂŞtes Ă temps plein sur le projet ou bien est-ce aujourd’hui plus par passion que vous ĂŞtes actifs sur Youwineblog?
Malheureusement le temps nous manque pour nous y consacrer Ă plein temps, nous avons beaucoup d’activitĂ©s diffĂ©rentes mais complĂ©mentaires qui permettent toutefois d’y passer une bonne moitiĂ© de notre temps quand mĂŞme ! A terme, nous envisageons de franchir le pas…
J’ai vu que vous utilisiez beaucoup facebook (nous aussi d’ailleurs), peux tu m’en dire un peu plus sur l’utilisation que vous en faite?
Outre la vitrine de communication inĂ©vitable aujourdh’ui, nous voyons Facebook comme un vĂ©ritable outil de relais. Nous sommes fiers d’avoir plus de 1600 friends que nous n’avons pas dĂ©marchĂ© intrusivement, mais naturellement conquis par l’intĂ©rĂŞt que suscitent nos publications quotidiennes relayĂ©es sur facebook. Nous avons donc une communautĂ© active et disponible pour nos messages, chose de plus en plus rare…
Si tu avais trois conseils Ă donner Ă une marque, un vigneron pour se positionner sur Internet quels seraient ils?
Annoncer chez Youwineworld ! Et en plus je suis sĂ©rieux. Annoncer dans notre mĂ©dia social est un moyen très efficace de vĂ©hiculer une image de marque avec une approche qualitative et immersive auprès d’une cible branchĂ©e et consommatrice.
Je t’ai prĂ©sentĂ© le projet Wine Fair, qu’en penses tu toi qui est un homme de l’Internet?
J’ai tout de suite vu l’intĂŞret du projet pour les vignerons. Un salon online mĂŞle virtualitĂ© (donc rĂ©activitĂ©) et innovation. Cela sĂ©duira cette nouvelle gĂ©nĂ©ration d’artisans du vin connectĂ©e qui a compris qu’Internet Ă©tait bien plus qu’un support statique et vitrine, mais bel et bien une communautĂ© active de passionnĂ©s assoifĂ©e d’informations avant d’effectuer un acte d’achat. Longue vie Ă Wine Fair , et Youwineblog sera Ă©videmment lĂ pour vous soutenir !
Merci thomas pour tes rĂ©ponses! Pour retrouver Thomas et Sacha c’est sur Youwineblog .
interview
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