Tout sur VinSurVin, enfin presque…
Connaissez vous Fabrice Le Glatin? Peut ĂŞtre pas sous ce nom mais vous devez connaitre VinSurVin qui est plus son nom de scène sur Internet. Fabrice blogue depuis 2006, cela fait de lui l’un des plus vieux blogueur vin de France (on parle de son blog pas de Fabrice!). Connaissant le blog VinSurVin nous avons voulu en savoir un peu plus sur Fabrice, voici donc un petit interview Ă dĂ©couvrir juste après la photo :
Fabrice, vous ĂŞtes blogueur depuis longtemps?
J’ai commencé VinSurVin 1.0 sur la plateforme blog de 20minutes.fr en mars 2006. VinSurVin 2.0 est né en janvier 2009.
Fabrice Le Glatin, c’est l’auteur de VinSurVin mais pas seulement, dans la vraie vie que faites-vous?
Je suis professeur d’anglais dans une ville de la banlieue ouest où l’on cultive du chardonnay et du sauvignon ! Et papa de deux adorables enfants.
Blogueur signifie quoi pour vous? Initialement pourquoi avez vous monté un blog sur le vin?
Avant tout, pour moi, bloguer, c’est écrire. Raconter mes voyages dans le vignoble, inventer des récits autour du vin et transmettre deux passions : l’écriture et le vin. Bloguer nécessite aussi une grande part d’imagination et de créativité, mais je n’ai pas à me forcer ! Sur VinSurVin, je m’efforce aussi de faire preuve de pédagogie car je m’adresse avant tout à un public de novices, au consommateur lambda. Démocratiser le vin serait un peu mon « motto ». C’est pour toutes ces raisons que j’ai créé VinSurVin. Et puis, chemin faisant, j’ai eu la chance de vivre de grandes expériences autour du vin, ce qui me permet d’étoffer mon blog.
4 ans après qu’est devenu VinSurVin? Est ce que le ton Ă changĂ©, est ce que vous parlez maintenant de choses que vous n’Ă©voquiez pas avant?
Le ton a toujours été décalé, et il le reste : la chronique qui raconte la journée que j’ai passée chez Bollinger à Ay en compagnie d’Olivier Poussier (meilleur sommelier du monde en 2000) en témoigne. Je n’ai pas pour vocation de me prendre au sérieux et de ne m’adresser qu’à des professionnels. J’ai toujours évoqué des sujets très variés et je continue d’abonder dans ce sens. La différence est qu’aujourd’hui, j’ai la chance de déguster des vins de très grandes qualités, dotés de personnalités qui sortent du lot. Je rencontre aussi des acteurs important du vin et si cela peut intéresser mes lecteurs, alors j’en parle.
Sur le blog, est ce que vous vous fixez des règles de conduite comme une frĂ©quence d’Ă©criture, une longueur de texte,…
La chronique consacrée à la soirée que je n’ai pas passée dans les hangars de Auchan au Kremlin-Bicêtre montre que je peux aller assez loin ! En revanche, je ne me fixe pas de règle quant à la fréquence d’écriture. Ecrire, c’est un besoin chez moi. Dès que je n’ai pas chroniqué depuis quelques jours, je suis en manque ! En revanche, la grande quantité de chroniques sur le blog fait qu’il y a du contenu, de quoi occuper mes lecteurs, donc je en me mets pas la pression ! La longueur des posts ? Rarement en-dessous de trois paragraphes !
Vinsurvin vous prend beaucoup de temps par semaine?
Je suis pas du genre « rapide ». Un post me prend au moins trois heures : en dehors de la rédaction à proprement parler, je prends des photos, je fais des montages et la relecture prend du temps. Par ailleurs, il y a la gestion des mails, les sollicitations en tout genre… ça aussi ça prend du temps !
En plus du blog vous avez lancĂ© les concepts de Tupperwine, pourquoi un passage dans la vraie vie, le web cela n’est pas bien?
Les TupperWine, c’est le passage de la théorie à la pratique, du virtuel au réel. Parler du vin, c’est bien, le déguster, c’est mieux ! Les vignerons cherchent de plus en plus à communiquer sur leur vin, alors, lorsque je les invite à venir nous parler de leur vin, ils n’hésitent pas. Et puis, les gens, et notamment les parisiens, sont de plus en plus attirés par le vin. Il y a donc une vraie demande, un vrai intérêt de part et d’autres. Les TupperWine sont également l’occasion de vivre des expériences très drôles, comme lorsque Benoît Tarlant dégorge un champagne sur une boutique dans une rue du très chic VIIème arrondissement où quand Martine Becker nous fait un TupperWine vitesse grand V ! J’insiste aussi sur le fait que les TupperWine sont gratuits, bien que je me rends compte que, dégustations et « cours » de dégustation se développant, des gens sont prêts à payer pour boire des vins médiocres. Il y a donc encore du chemin à faire pour les éduquer au vin.
Quels sont vos prochains projets sur le vin, on me dit dans l’oreillette que vous avez lancĂ© une application Iphone appelĂ©e winetage?
Winetage, c’est une appli bien pratique sur l’Iphone : trouver un caviste dans Paris avec une sélection de flacons bus et approuvés par mes soins ; une carte des millésimes ; des accords mets et vins… personnellement, j’en suis très content.
Les projets ? Une fête du vin sur les bords de Seine été 2011 (je croise les doigts) ; un magnifique TupperWine sur la péniche le Six-Huit avec l’immense Alfred Tesseron, de Pontet-Canet ; la continuité de mon association avec les Vignerons Indépendants lors des deux salons à Paris. Et puis des choses qui me trottent dans la tête…
Je vous ai prĂ©sentĂ© le concept du salon winefair.com que pensez vous de ce genre d’initiative?
L’idée d’un salon virtuelle me semble intéressante en dépit du fait que les vins ne peuvent être dégustés, ce sont les limites du net. Mais, les « tchats », les visioconférences peuvent déboucher sur des projets intéressants pour les acteurs du vin. Tout le monde n’a pas la possibilité de se déplacer à Paris ou à l’étranger (acheteurs comme vendeurs), alors s’ils peuvent se réunir le temps de quelques jours sur un seul et même espace, soit-il virtuel, c’est tout bénef pour tout le monde. Tout projet ayant pour but de faire découvrir le vin français au plus grand nombre et à l’étranger sont à encourager.
Merci Fabrice pour ces réponses en toute franchise.
Pour suivre Fabrice c’est sur http://vinsurvin-blog.com/
Du 14 au 18 mars 2011







